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 une envie pressante

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AuteurMessage
pascal
grand(e) fêlé(e) du bulbe
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Nombre de messages : 6815
où t'habites? : là où l'amour tarde....
Date d'inscription : 14/09/2004

MessageSujet: une envie pressante   Mer 9 Fév - 9:04

Une envie pressante….

(j’adore les titres à la con, ça me ressemble…)



on ne nait pas poète, on ne s’improvise pas poète, on n’est pas poète de métier ou de passion… seuls ceux qui lisent peuvent penser de l’auteur qu’il est poète… j’honnis à l’idée (poète franco belge du XXème) que certains s’affichent poète et j’abhorre encore plus celles qui se proclament poétesse … putain poétesse quel mot horrible… !! ah les pauvresses !!


je serais prétentiard d’oser croire que je suis poète… ou alors peut être pouaite, powète ou encore pouet… je suis juste un trafiquant de mots, un gribouilleur de sons, un tritureur de phrases, un rimailleur d’occasion, un peinturlureur d’émotions.. je vocabule à la comment veux-tu, je conjugue à mon temps (merci yves), je grammerre sur des sentiers battus et rabattus, combattus, débattus… je dis versifier mais faut pas s’y fier je suis un routinier de la phrase hachée, comme un sketch, je rime une fois sur deux et je trime plutôt deux fois qu’une sur la page blanche, la rage de coucher de mes mains des mots d’amour, les mots du mal, en long en large en travers à la découpe, les mots du blues ambiance cotonneuse…


poète moi ? je rimaille gérard de nerval et vaginale, j’anagramme vian en vain, je bosse hugo (ha ha ha…) en costume trois pieds de nez, j’apollinaire de rien et je rimbaudelaire du temps, pas le talent d’eschyle, ce n’est qu’au vide (dure celle-là !) que je puise, je m’inspire et shakespeare (ouf), je caresse l’amour vers l’aine, je prends racine à la fontaine et je bois l’oraison de goethe et les manques de poe, je fous le feu au lac de lamartine, je bouscule la nana de noailles, le destin de valéry, je transperce saint john et déchante brassens… je pourrais continuer mais ça deviendrait devoir d’écolier, faudrait que je google, et pis tu t’en rappelles de la poésie à l’école comme c’était chiant…


le poète a la beauté à fleur de peau, je ne suis qu’un écorché vif y a des salauds qu’ont eu la mienne et qu’ont semé dans mes blessures des chtites fleurs de mots aux encres noires que je sèche entre des larmes et un sourire forcé.

le poète majuscule l’écrit, magnifie la ligne et la rime, prend soin de ses pieds pour ménager l’alexandrin, j’aime pas le convenu (en deux mots aussi) même si parfois je rechute, je crois que le mot est rebelle qu’il barricade le ressenti, comme un pavé sur l’émoi ; j’aime pas le métrique mais trique à verbaliser le vocable comme un agent vous collectionne des pv ; j’aime pas la majuscule, cette première lettre qui se la pète parce qu’elle est la plus grande, pour quelle élite se prend-elle, les vingt six lettres sont nées égales merde.


le poète a le chant partisan, je suis partisan du moindre effort et plutôt allonzenfants de la gâterie, quand le poète sublime les yeux d’elsa je me demande quel cul elle a...(et encore je préfère la castille et la glace au citron, ah mon boby toi t’en es un…) quand le poète exhale la nature j’ai le penchant contre, quand Il (tiens je majuscule juste pour faire iech, fech oui fech –pour vous montrer que je manie-manipule aussi la rime-) déclame aux étoiles moi ursidé misanthrope je bande à la grande ourse et traîne mes casseroles… le poète nous laisse son empreinte j’emprunte au dictionnaire des mots à torturer balancés sur la toile qui les avale comme un trou noir, le poète reste et j’aimerais mourir sur une césure fatale, un infarctus du vers, un avc (tiens je reprends un clope) du quatrain, une embolie de l’hémistiche…. pour qui sonnet le glas.. ?


y a des poètes qui se sont perdus à fumer-boire nous testamentant leurs délires comme des voyages exaltants, je ne suis qu’un alcoolo de base accro à des degrés divers et au cul de bouteilles, mes voyages sans retour n’ont même pas d’aller (cavalières pour les amazones) je suis un resté à quai sur le marchepied de la lettre, voie H pour la fumette parce que faut varier les déboires, toujours sur la ligne blanche de ma feuille vierge, je me grime comme un con (comment ça elle est vaseuse ?) à me raconter des histoires de prix nos-belles, de con-gourd, d’inter raillé pour flatter mon égal qui se voudrait plus gros que le bœuf, la quête d’un graal pour écrire jusqu’à demain encore parce que j’en ai l’avidité, le sursaut, le coup de rein jouissif (que d’assauts comme disait rené char), le souffle ultime et intime précurseur du dernier râle le bol….


poètes, vos papiers ! c’est pour vous torcher ?


le poète se tourmente, moi je turlupine…



_________________
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les salauds, ils ont eu ma peau
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