LE FOL UNIVERS DE GASTON LEBRAVE


 
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 alleluia (et un, et deux et trois !)

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AuteurMessage
pascal
grand(e) fêlé(e) du bulbe


Nombre de messages : 6815
où t'habites? : là où l'amour tarde....
Date d'inscription : 14/09/2004

MessageSujet: alleluia (et un, et deux et trois !)   Mar 8 Mar - 8:00

Alléluia (cène de ménage intime)
(né en 1957-mort dans ses rêves)


je me dissèque au court-bouillon
je m’intrinsèque tu m’dis c’est con…
le bonheur est dans l’apprêt
aux ordres à vos marques prêts !

me pendre aux bras
d’une étoile filante
sur mes indéfinis
je m’inachève

j’étale mon passé
tel une pâte brisée
je décrypte les blessures
lancinantes et/ou inhérentes
je tamise l’hier aux griffes
champollion sur mon divan
à recomposer mes imparfaits
démultiplier sur mes noirs
les dégoûts et les douleurs

je me pêle-mêle
je m’informelle
la folie douce me susurre
de quitter la salle d’attente
c’est la déraison que je kiffe
dégénérer à contre-vent
piétiner les contes de fées
échapper au laminoir
revendiquer mon droit de branleur

me pendre aux bras
d’une étoile filante
sur mes indéfinis
je m’inachève

je me dissèque au court-bouillon
je m’intrinsèsque, tu m’dis c’est con
le bonheur est dans l’après
alors je m’interromprais


je road movie
je cherche l’envie
je dévie et je m’englaise
ça me pèse… dis on baise ?
tu ronronnes toute en dièse
suce moi ça m’apaise….
mes démones ressurgissent
me foutre le feu d’artifice
m’errer entre chien et loup
enterrer le vieux pascalou

ô salopes de maîtresses
ô que vous êtes traîtresses
à parfumer vos miels
pour adoucir mes séquelles
à vous aguicher en sirènes
pour me pendre à vos traines
à tendre vicieusement vos culs
sur le déni de mon vécu
vous m’aimeriez poète maudit
je ne suis qu’un sot d’omis

j’ai ma carte au parti des perdus
j’suis prems au jeu du pendu
alors
puisque
parce que
donc
de toute façon

me pendre aux bras
d’une étoile filante
sur mes indéfinis
je m’inachève

je me dissèque
tu m’dis c’est con…



Alléluia (volume 2 + 1 glaçon)

Suite de maux, en souffrance, souffle rance en vrac et sans continuité jetés sur un coin de journal, un bout de pq, un post-it ou sur mon cahier à spirales… jeu set et match, lutte en plusieurs temps plusieurs mouvements, clé au bras serrement d’alcoolo clé d’ut ah la vache ! kyrie eleison en fond sonore d’accompagnement pour un mariage de déraison, la vie et moi..(putain de moine quel sous titre !)

mon esprit est-il en état, sœur ?

je me dissèque
tu me dis c’est con
(rappel du tome I)
je me dépèce
mais j’ai raté la dernière
étoile filante

je me désosse, secours !
je me tamise dans mes brouillards
(humour anglais)

sur mes jours
y a des coulures
noires comme la suie
c’est l’amour
putain de scories
serpents de nuit
arpents d’ennui
qui m’enveniment
sur les tranchants
de foutus rêves qui crèvent
d’espoirs crachés crashés
de lendemains désenchantés
de baisers acides comme des morsures
des mains tendues perdues
des sourires défigurés
des caresses épuisées



le grand soir s’est éteint
un jour à 22 heures
pendant la pub
et y a plus d’heure
dans mon isoloir


je suis fermé
cause de travaux
j’ai des affres plein la bouche
repeindre l’intérieur
changer le papier délavé
aux larmes puériles
dans la froideur tombale
de mon catafalque

j’aurais savé
j’serais jamais né
c’est ma fête
récluse à perpète

tu vois j’ai la violence
comme dernière chance
et les chimères
dissoutes à l’alcool amer
accrochez vos ceintures
je fonce dans le dur
tout m’emmerde (ad libitum)
la vie mais surtout l’homme

le souhait d’être seul
indéfiniment
drapé du linceul
au firmament
promu ermite
tendance sodomite

mais j’ai raté
la dernière étoile filante
pour me pendre
à ses bras
et me surprendre
une ultime première fois

croire en dieu c’est lâche
(jésus jui fais l’apôtre !)
s’en remettre à l’autre
quelle défaite
et pourtant je n’ai rien gagné
tant je partais perdant
j’ai été livré en retard
notice omise
monté en kit
sans vis ni colle
mais au vice je décolle
j’ai le cœur sec
comme une pierre de Pétra
un oued en août
un coup de trique
au désert du lit
un sourire électoral
une prière pour le défunt
une pièce au mendiant

j’ai la solitude
soudée aux entournures
le dégoût
itou
tout m’ennuie
de cauchemars
larguez les y en a marre
je m’embouteille
à mes soleils
je me casse dans l’oubli
ripoliner ma tanière
vos faire croire me pèsent
dis, la mort c’est par où ?
mais la folie, c’est plus court
moins rapide et plus doux ?

j’ai tant connu l’absence
qu’elle est une amie sûre
-sans épate ni de faux semblants
sur mon cœur un drapeau blanc-
aux baisers intenses
aigres comme mes blessures
féroces comme mes maîtresses
qui à ce blues renaissent
horizons multicolores
.. me planter dans le décor…

regarde les étoiles filantes..
et pense à moi
peut être suis-je pendu
au bras de l’une d’elles….



Alléluia (3ème volet)
fin du « trip-tique » comme un écho du fond de ma tanière
je raisonne ça résonne




le clap de fin
sur une erreur de casting
la vie ?
un censeur pour l’échafaud
une prison avec les barreaux à l’intérieur
j’aurais dû tuer mon double
duel en face-à-face au psyché
à mains nues cœur saignant

m’agripper au cordon ombilical
premier de corvée… monter remonter
retour arrière
j’ai peur du jour

me tailler les veines d’un coup de l’âme
pin-pon pin-pon pompette
giclez et bouillonnez
mes éraflures mes ébrêchures
mes fendillures mes écornures
je suis dans l’angle
mort
à serrer mes poings
mort
contre-sens sur le giratoire
je vous décroise

de sang froid sur le métier
remettre la question
être ou non-être
s’oublier ou être oublié
oublier
je fais pas le poids
à promener mes tares
et je m’en balance
je cherche la planche du salut
la flamme du soldat déconnu
l’étoile du berger dans l’ennui
la main tendue qui ne gifle plus
les manques du puzzle, les briques de l’égo
j’achète les dernières illusions
la jouissance de cinq à sexe
le soleil noir de minuit la lune rousse à midi
la paix en infinitude –mais pas à crédit-
dans des fonds de verre
pour lire l’avenir et le noyer


je me rêvais en rimbaud
j’ai raté le bateau
je me rêvais baudelaire et verlaine
avec mes pleurs du mâle
mes sanglots d’automne en toute saison
je me rêvais
auréolé de femmes d’alcool et d’herbes
or gît
ici qu’un connard à son apogée
à gribouiller des merdes
qui meurent sur ebay pour un euro
(mon orgueil compris)
et j’expose mes œuvres
au chs du quartier
couloir 6, second étage
(portes ouvertes le 1er samedi du mois)
les infirmières en blanc ressemblent aux anges
et dans le contre-jour
je leur offre ma dernière érection

je me fous en berne
en hivernage
je me delete
je m’envase clos (vougeot)
j’agoanise
me déshumanise
je change d’adresse
allée X, pierre 612b
cet aprème j’ai le froid tombal
je pense à ses petits seins
y apaiser ma bouche

de sang froid sur le métier
remettre la question
qui suis-je ? qu’y puis-je ?
je me dissèque
tu m’dis c’est con…
(rappel du tome I et II ça c’est du marketing !)

Je prends un vol sur air silence…




_________________
je suis un écorché vif
les salauds, ils ont eu ma peau
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