J'aime ses cheveux mi longs
nonchalamment noués
mèches de sensualité
sur l'épaule dénudée
Ici l'ombre
l'intime mité
ici l'ombre
le dérêve
Et j'ai belle dire
et j'ai belle faire
elle me bouffe de plus belle
je ne sais faire fi d'elle
je vis en solitaire
enchaîné à son cou
car les femmes en volants
c'est l'amour en tourments
appâts feutrés
le bas blesse
Depuis son talon aiguille
sur l'échelle de ses résilles
je vertige j'y vacille
au trente sixième dessous
sur le fil je me découds
selon les points titillés
Sa peau comme un dimanche
nimbe soyeuse sur ses hanches
à genoux je m'étanche
dans sa chapelle sixtine
ses délices dégoulinent
genèse du jugement dernier
c'est aujourd'hui
je suis mort déjà
je m'éteins seul
on est plus de mèche
autrement
voilà demain
et j'ai belle dire
et j'ai belle faire
elle me bouffera de plus belle
je ne sais faire fi d'elle
ici l'ombre
le dérêve
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je suis un écorché vif
les salauds, ils ont eu ma peau