Ce peuple est si paisible et si docile
Qu’il n’y a pas de meilleure nation sur terre
J’en fais le serment à vos Majestés
Ils aiment leur prochain comme eux-mêmes
Et leur conversation est toujours douce
Affables, accompagné d’un sourire
Et même s’il est vrai qu’ils vont nus
Leurs manières n’en sont pas moins bienséantes et dignes d’éloges.
Christophe Colomb.De ce pays-ci,
Nous pouvons envoyer tous les esclaves qui peuvent être vendus.
Christophe Colomb.Ils nous donnèrent tout ce qu’ils avaient
A tel point qu’ils s’en retournèrent tout nus
Sans rien avoir sur eux
Et ils nous firent signe que le lendemain
Ils reviendraient avec d’autres peaux.
CartierLes sauvages ont une noble qualité
Ils donnent généreusement
Déposant aux pieds de celui qu’ils désirent honorer
Le présent qu’ils lui offrent.
Marc LescarbotPourquoi nous prendre par la force
Ce que tu peux avoir par l’amour ?
Pourquoi nous détruire,
Nous qui t’avons fourni la nourriture ?
Que peux-tu obtenir par la guerre ?
Nous pouvons cacher nos provisions
Et fuir dans les bois ;
Et alors tu souffriras de la famine
Parce que tu auras trompé tes amis.
Quelle est la raison de ta jalousie ?
Tu nous vois désarmé
Et d’accord pour te fournir ce dont tu as besoin
Si tu viens en ami et non en ennemi,
En envahisseur,
Avec des épées et des mousquets.
Wahunsonacock, Powhatan 1609Les indiens ont disparu,
Non pas parce que la civilisation les a détruits,
Mais parce que leur propre férocité
Et leur incurable indolence
Rendait impossible toute coexistence avec la civilisation.
Francis Parkman, Historien 1867Alors que la conquête des empires civilisés du Pérou et du Mexique
Etaient une usurpation notoire,
Le fait d’établir, de façon raisonnablement limité,
Des colonies en Amérique du Nord
Pouvait être considéré comme absolument légal ;
Les peuples qui vivaient sur ces vastes étendues de terre
Se contentant d’y nomaniser plutôt que de les habiter vraiment.
Emmerich de Vattel, Diplomate Suisse, XVIII ème SiècleNous devons agir contre les Sioux
Avec une ardeur vengeresse,
Au besoin en les exterminant jusqu’au dernier,
Hommes, femmes et enfants.
Général Sherman 1866Je me suis fait un devoir d’étudier le tempérament et le caractère des indiens,
Aussi répugnants soient-ils de notre point de vue.
Je suis convaincu qu’il faut les gouverner avec une poigne de fer
Afin de les placer et de les maintenir dans l’état de subordination qui convient,
Et le meilleur moyen d’y parvenir est de bien leur faire sentir qu’ils dépendent de nous…
Dans les forêts et les terres du nord,
Cette mesure doit être appliquée très strictement l’an prochain s’ils e s’améliorent pas ;
Il ne faut leur accorder aucun crédit, ne pas leur donner plus d’une mesure de poudre
Jusqu’à ce qu’ils manifestent l’envie de revenir à leurs habitudes d’assiduité.
Dans les plaines, par contre,
Ce système ne marcherait pas,
Car ils peuvent vivre indépendamment de nous,
Et si nous les privions pendant un an de munitions, de tabac et de spiritueux,
Les articles de base de la traite,
Ils retrouveraient l’usage de leurs arcs et de leurs lances,
Et perdraient leur habitude de fumer et de boire.
Il sera donc nécessaire de ramener ces tribus à nous par des mesures moins sévère et plus prudentes…
Agent de la compagnie de la Baie d’Huston en poste dans l’ouest du Canada.
Nous devrions occuper certaines parties de ces contées
Et y établir les indigents de notre pays
Qui troublent aujourd’hui l’ordre public
Et poussés par le besoin
Sont contraints de commettre des crimes atroces
En conséquence de quoi nous devons en envoyer chaque jour à la potence.
Sir Humphrey Gilbert 1582C’est le pain, le maïs, le poisson et la chair
Fournis en abondance par les indiens
Qui ont remis d’aplomb nos hommes affaiblis,
Faute de quoi nous aurions tous péri.
George Percy 1610Nos gens sont affamés,
Et a cause des torts et des maux
Que nous leur avons causés,
Les pauvres indiens sont devenus nos ennemis…
Robert Jonhson 1612Ils sont dans un état lamentable et gisent sur leurs nattes,
La vérole se déclare,
Se développe et court de l’un à l’autre,
Leur peau se détache et reste collée à la natte.
Quand ils se retournent,
Le côté sur lequel ils reposaient est écoché d’un coup
Et ils se retrouvent couverts de sang
Et effrayants à voir.
Puis, n’étant plus que des plaies,
Ils meurent comme des moutons pustuleux
A cause du froid ou d’autres intempéries.
Bradford, Gouverneur de Plymouth 1630.Quand les rares survivants virent les cendres
De leurs frères mêlées à celles de leur village
Où les Anglais avaient fait du bon travail toute la journée
Ils se mirent à hurler, à vociférer,
A s’arracher les cheveux et à courir en tous sens
Comme autant de diables plongés dans le désespoir.
Increase Mather 1664N’ayant pas d’autre possibilité
Tant que les Français n’auront pas été chassé du continent,
Le Britanniques ont offert un empire aux Iroquois
En attendant de le revendiquer pour eux-mêmes.
Francis Jennings 1727Les blancs ne respectent pas ce que nous avons convenu.
Ils chassent en troupe au milieu de nos terrains de chasse.
Tout le territoire de notre nation est envahi par les chasseurs
Et les fusils crépitent dans toutes les directions
En descendant et en remontant le fleuve.
Ils se sont établis très loin de notre côté de la frontière.
Oconostota 1768Vous avez acheté un beau pays
Mais un nuage noir plane au-dessus de lui.
Sa colonisation sera sombre et sanglante.
Ciu Canacina 1775Où sont aujourd’hui les Pequots ?
Où sont les Narragansetts ?
Les Mohawks ?
Les Pocanets ?
Et beaucoup d’autres tribus autrefois puissantes ?
Elles ont été balayées par la cupidité et l’oppression de l’homme blanc.
Tecumseh 1770Vendre un pays ?
Pourquoi ne pas vendre l'air, les nuages et la mer en même temps que la terre ?
Est-ce que le Grand Esprit n'a pas crée tout cela pour l'usage de tous ses enfants ?
Tecumseh, chef Shawnee 1795.